Sommaire / Indice

Jean Milly, Autobiographie et littérature chez Proust

Marie-Louise Lentengre, Aux sources de la métamorphose de Sic. La rencontre de Gino Severini et Pierre Albert-Birot

Paolo Budini, La metrica delle canzoni di Charles d’Orléans

Lina Zecchi, Grande marionetta di paura

Jean Milly, Autobiographie et littérature chez Proust
L’attraction du roman proustien dans le champ de l’autobiographie s’est fortement atténuée depuis que la critique a entrepris de s’interroger sur le fonctionnement interne de l’œuvre. Comment Proust parvient-il à articuler ces deux tendances: nourrir sa fiction de sa propre expérience et séparer nettement l’homme de l’œuvre? La recherche où, en tout, la culture l’emporte sur la nature, est un immense travail de construction narrative que les récentes études de genèse éclairent d’une lumière nouvelle.

Marie-Louise Lentengre, Aux sources de la métamorphose de Sic. La rencontre de Gino Severini et Pierre Albert-Birot
Pierre Albert-Birot, fondateur de la revue « Sic » qui fut, de 1916 à 1919, le carrefour du futurisme, du cubisme, du dadaïsme et de l’esprit nouveau, avait vécu les quarante premières années de sa vie dans un monde fermé à toutes les idées nouvelles. Peintre et sculpteur, il était en quête d’une parole poétique qui semblait lui échapper obstinément. En lui ouvrant les portes de l’univers moderniste, le peintre italien Gino Severini l’aida à cette découverte dont témoigne la naissance de « Sic», en janvier 1916, après bien des projets de revues avortés.

Paolo Budini, La metrica delle canzoni di Charles d’Orléans
Dans les chansons de Charles d’Orléans, par-delà la thématique conventionnelle de l’amour courtois, ce sont surtout les structures prosodiques qui fondent l’originalité du texte et qui renvoient au référent d’une mondanité de cour, agissant dans un milieu clos et immuable.

Lina Zecchi, Grande marionetta di paura
Dans la France fin-de-siècle, le théâtre du Grand-Gui­gnol est envisagé comme une sorte de mise en scène de la peur « abjecte » et des hantises bourgeoises. A travers l’analyse de trois pièces à succès de ce théâtre noir, cet essai vise à démontrer que le Grand-Guignol, situé à mi-chemin entre la « sublime » cruauté artaudienne et la « banale » visualisation des futurs media, est un seuil de passage inéliminable de la ritualité collective à la peur technologique.

Notes et commentaires/Note e rassegne

Francis Claudon, Victor Hugo et l’étranger 

Wilfried Floeck, Victor Hugo et l’Espagne 

Albert Mechthild, Victor Hugo et les poésies orientales du R..P.  Arolas

Dieter Janik, Momotombo, ou la dimension mythique de Victor Hugo dans la poésie hispano-américaine au XIXe siècle

Liano Petroni, Les Etats-Unis d’Europe dans une lettre peu connue de Victor Hugo à un archéologue sarde

Comptes rendus/Recensioni

J. ChevrierL’arbre à palabres. Essai sur les contes et récits traditionnels d’Afrique noire (Elisabetta Gandolfi)

AA.VV., François Mauriac, Colloque de Poitiers, mars 1985 (Paolo Budini)

J. TardieuMargeries, poèmes inédits 1910-1985 (Paola Olivi)

A. Limentani, M. InfurnaL’epica (Giovanna Barbara Rosiello)

« Revue d’Etudes vallésiennes », 1 e 2 (Federico Montanari)

Notes de lecture/Pubblicazioni ricevute e schede

Actualités/Notiziario

Pubblicato con contributi dell’Università di Bologna.