Sommaire / Indice

Bernard Baritaud, Questions à Roger Bésus

Maria Pia Mediani, Saint-Exupéry e la problematica dello sdoppiamento 

Philippe Verelst, Du Nautile au nautilus – Sur une source de Heredia

Bernard Baritaud, Questions à Roger Bésus
Ces questions à Roger Bésus, extrait d’une longue interview réalisée en mai 1986, visent à informer sur l’œuvre, originale et forte, d’un romancier qui n’a pas eu l’audience qu’il était en droit d’espérer, et qui a cessé d’écrire pour redevenir sculpteur. Précisant les origines de sa vocation, évoquant ses affinités littéraires, son évolution spirituelle ou ses conceptions esthétiques, Bésus nous révèle surtout l’homme qu’il est: un homme de foi et d’engagement, un solitaire et un témoin qui refuse toute médiocrité et qui croit en la transcendance. Son univers romanesque peut apparaître désuet, mais il est parfaitement cohérent: l’exigence morale, la rigueur intellectuelle confèrent à ses fresques sociales et à ses peintures des passions humaines une ampleur et une vérité surprenantes.

Maria Pia Mediani, Saint-Exupéry e la problematica dello sdoppiamento
Tout en entourant la littérature d’un respect presque mystique, Saint-Exupéry a tenu à lui fournir une justification; mais il s’est heurté à des difficultés. Incapable de considérer l’écriture comme une forme de création privilégiée, il a été amené à justifier ses œuvres par leur contenu éthique, et son activité d’écrivain par la cohérence de sa conduite. De ces idées, très personnelles, dérive sa problématique du dédoublement. D’abord l’auteur met en cause l’écriture, qu’il soumet à l’idée; ensuite il met en cause toute la littérature, qu’il subordonne à l’action. Cette poétique aboutit à une impasse qui appauvrit son univers esthétique et qui limite la valeur littéraire de son œuvre.

Philippe Verelst, Du Nautile au nautilus – Sur une source de Heredia
Le point de départ de notre recherche est une pseudo­image du sonnet Plus Ultra: l’Océan où cinglent les nautiles. En fait, le mot ambigu de nautile désigne ici l’argonaute, et cingler est à prendre au sens propre, car une légende ancienne présente ce céphalopode comme l’initiateur des hommes à l’art de la navigation. Parmi les auteurs qui, depuis l’Antiquité, ont perpétué ce mythe, Jules Verne occupe une place de choix, avec Vingt mille lieues sous les mers, qui se révèle être la source de Heredia: à l’instar du capitaine Nemo prenant possession d’une terre inconnue au Pôle Sud, le poète rêve de rejoindre, dans un sublime élan vers l’Inutile, le dernier coin inviolé de la planète.

Notes et commentaires/Note e rassegne

Albert Chesneau, Samuel Beckett, ou l’œuvre indécidable

Camillo Marazza, Le ambiguità della scrittura nell’Autobiografia di Robbe-Grillet

Rossana Battilana, Robinson Crusoe o l’eroe secondo Michel Tournier

Solange Guberman, Paul Laumonier et la littérature du XVe siècle

Marco Stupazzoni, Balzac e la leggibilità del Romanzo – Préface  e politica di un sistema

Antonio Faeti, Il Balzac dei piccoli

Comptes rendus/Recensioni

S. WeilŒuvres Complètes. Tome I. (Adriano Marchetti)

M. YourcenarTutto il teatro, trad. di L. Coppola, G. Prati, M. Spreafìco (Camillo Faverzani)

Poeti e Narratori francesi del Novecento, a cura di S. Zoppi (Rosa Galli Pellegrini)

J. CartierRelations, par M. Bideaux (Paolo Carile)

D. BoccassiniLa parola riscritta (Paolo Budini)

G. DotoliLittérature et société en France au XVIIe siècle (Sergio Poli)

Notes de lecture/Pubblicazioni ricevute e schede

Actualités/Notiziario

Pubblicato con contributi dell’Università di Bologna.