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Marie-Louise Lentengre, Jean Tardieu: un lyrisme feutré

Lilian Pestre De AlmeidaLe premier jardin: mémoire collective et mémoire individuelle dans le roman d’Anne Hébert

Marianne Gasperoni, Sabina Maffei, Considerazioni sul manoscritto F.Fr. 688 della Biblioteca Nazionale di Parigi: l’Ystoire Romane e l’Ystoire de li Longobart di Paolo Diacono

Marie-Louise Lentengre, Jean Tardieu: un lyrisme feutré
Considéré avant tout comme un dramaturge de l’absurde, un maître du burlesque et un jongleur de mots, Jean Tardieu est aussi et surtout un poète lyrique. En renonçant aux grandes projections mythiques qui ont marqué la figure du poète depuis les romantiques jusqu’à Apollinaire, Tardieu retrouve la pureté d’un moi proche de ses «frères humains», dont la condition est aujourd’hui celle d’êtres en proie à la finitude. Pour dire cette commune déréliction, la parole poétique doit se prononcer au plus près du silence, dans un équilibre fragile entre présence et absence. L’auteur analyse quelques poèmes de Tardieu dans la tentative de cerner au plus près cet état léger de la parole, défini comme un lyrisme «feutré».

Lilian Pestre De AlmeidaLe premier jardin: mémoire collective et mémoire individuelle dans le roman d’Anne Hébert
Analyse du roman d’Anne Hebert, Le Premier jardin, du point de vue de la mémoire et de la poétique du récit. La reconstitution du passé se fait à travers les personnages féminins grâce au jeu théâtral incorporant différents micro-récits enchâssés dans le macro-récit et transformant le schéma masculin de la filiation en une série synchronique de descendance. Dans le texte, l’épisode des bonnes de la Grande-Allée constitue un souvenir écran qui fait la transition de la mémoire collective à la mémoire individuelle. Enfin, l’analyse revient aux problèmes du roman dégageant certains aspects de la poétique hébertienne, en particulier l’instabilité de la voix narrative et les différents sens du titre.

Marianne Gasperoni, Sabina Maffei, Considerazioni sul manoscritto F.Fr. 688 della Biblioteca Nazionale di Parigi: l’Ystoire Romane e l’Ystoire de li Longobart di Paolo Diacono
Le Manuscrit f. fr. 688 de la Bibliothèque Nationale de Paris contient cinq textes historiques traduits en ancien français: laChronique par Isidore, l’Histoire Romane par Paul Diacre, l’Histoire de li Longobart par Paul Diacre, l’Histoire de li Normant par Aimé de Mont Cassin et l’Historia Sicula par l’Anonyme Vatican. L’édition critique des deux œuvres de Paul Diacre a permis de dater le manuscrit à l’année 1343. On a identifié au moins trois interpolateurs qui ont contribué à la formation des deux textes tels qu’ils nous sont parvenus. L’analyse linguistique a confirmé que le traducteur et le commettant de l’œuvre proviennent du Sud de l’Italie.

Notes et commentaires/Note e rassegne

Farid Laroussi, L’inversion dans Sodome et Gomorrhe de Proust: un discours en trompe l’œil

Adebayo Toyo, Carnavalisation et dialogisme dans Les Soleils des indépendances d’Ahmadou Kourouma

Fiammetta Fiorini, Un mito epistolare: le lettere di Camille Desmoulins a Lucile Duplessis

Comptes rendus/Recensioni

G. De PiaggiLa conquête de l’écriture ou une saison d’écriture narrative au féminin: les années 70 (Paola Olivi)

C. FrattaAppunti sulla narrativa del Canada francofono (Paola Ruggeri)

A. Marchetti (a cura di), L’Androgino. Invenzioni sul mito (Davide Monda)

H. GodardD’un Giono l’autre (Gianni Poli)

M. HeintzeKönigHeld und Sippe. Untersuchungen zur Chanson de geste des 13. und 14. Jahrhunderts und ihrer Zyklenbildung (Gian Gabriella Buti)

A. M. Babbi (a cura di), Le roman du Chastelain de Coucy et de la damede Fayel (Lucia Bettetini)

Notes de lecture/Pubblicazioni ricevute e schede

Actualités/Notiziario

Pubblicato con contributi del Ministero dell’Università e della Ricerca Scientifica e Tecnologica, e dell’Università di Bologna. Lavori eseguiti con un contributo del C.N.R.