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Andrea Bedeschi, Il « trompe-l’œil » pronominale: Tu ne t’aimes pas di Nathalie Sarraute

Francesco Benozzo, Per la storia di un topos del ciclo bretone: il combattimento in incognito di Tristano e Lancillotto

Léon-François Hoffmann, Victor Hugo, les noirs et l’esclavage

Andrea Bedeschi, Il « trompe-l’œil » pronominale: Tu ne t’aimes pas di Nathalie Sarraute
Publié en 1989, le roman Tu ne t’aimes pas de N. Sarraute continue la recherche de l’auteur sur l’intériorité humaine et sa condition, comme elle l’a définie, tropismique. Entièrement dialogue, le roman se caractérise par la mise en scène d’une conscience fragmentée en une infinité de parcelles qui essaient de comprendre les mécanismes de l’amour de soi, et il donne un relief particulier à un problème pronominal: comment dire simplement je lorsqu’on est, intérieurement, une pluralité? Cette étude met en relation les données du roman concernant ce problème avec les conceptions d’E. Benveniste d’un fondement linguistique de la subjectivité, puis avec les théories sémiologiques de la désignation du personnage, sans oublier de s’appuyer sur la vision sarrautienne de l’homme et sur le personnage qui lui correspond. Il en résulte la mise en évidence de ce qu’on peut appeler un trompe-l’œil pronominal.

Francesco Benozzo, Per la storia di un topos del ciclo bretone: il combattimento in incognito di Tristano e Lancillotto
Le combat entre Tristan et Lancelot, qui est présent dans plusieurs textes du cycle breton, peut être considéré comme un toposarthurien. L’analyse détaillée des témoins différents qui content le duel entre les deux héros,  permet de reconnaître deux familles de rédactions sur la base de la topographie romanesque: une famille cimrique relative au Logres et une comique relative a Tintagel. En ce qui concerne le groupe cornique, dans le Tristan et Lancelot de Pierre Sala on trouve des références à des versions perdues dont on a trace aussi dans la Tavola Ritonda et dans le Cantare di Tristano e Lancillotto. Cette considération implique des conséquences remarquables pour l’histoire et la diffusion des textes arthuriens français en Italie, et elle modifie certaines opinions consolidées à propos de la production chevaleresque italienne même.

Léon-François Hoffmann, Victor Hugo, les noirs et l’esclavage
La lecture systématique de Bug-Jargal et d’autres textes où Hugo fait figurer des personnes ou des personnages noirs, ainsi que de ceux qui reflètent son attitude envers le peuple noir, indique que Hugo partageait les préjugés raciaux de ses contemporains : implicitement, et parfois explicitement, il jugeait les Noirs inférieurs aux Blancs. Qui plus est, Victor Hugo ne s’est jamais élevé avant 1851 contre l’esclavage des Noirs. Il ne prit aucune part au combat mené pendant la Restauration et la Monarchie de Juillet qui mena à l’abolition de l’esclavage par le gouvernement provisoire de la deuxième république en 1848. Par contre, à partir des années d’exil, Hugo s’est élevé à plusieurs reprises contre l’esclavage, tout particulièrement aux États-Unis.

Notes et commentaires/Note e rassegne

Jean d’Yvoire, Rhétorique et littérature du sujet à la Renaissance

Joy Charnley, The theme of migration in Yvette Z’Graggen

Davide Monda, Alcune considerazioni sulla tensione morale e spirituale di Joachim Du Bellay

Comptes rendus/Recensioni

Sulla via delle Indie Orientali, aspetti della francofonia nell’Oceano Indiano (Nadia Valgimigli)

Rêve et poésie (Graziella Cassone)

A. SiganosLe Minotaure et son mythe (Patricia Bahier)

Notes de lecture/Pubblicazioni ricevute e schede

Actualités/Notiziario

Pubblicato con contributi del Ministero dell’Università e della Ricerca Scientifica e Tecnologica, e dell’Università di Bologna. Lavori eseguiti con un contributo del C.N.R.