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Bertrand Westphal, La ville des destins croisés. Perception littéraire de Tunis au XXe siècle

Simona Mambrini, Samuel Beckett: la traduzione come poetica

Liano Petroni, Lezione autunnale su La Peste di Albert Camus. Itinerari per una ricerca

Bertrand Westphal, La ville des destins croisés. Perception littéraire de Tunis au XXe siècle
Un peu en retrait de la mer, à l’abri du sel qui jadis conclut l’aventure de Carthage, Tunis se déploie dans les dédales d’Halfaouine et de son souk dont elle s’extrait à la verticale de ses minarets. Parfois même elle se dissimule derrière les portes bleues qui illuminent ses venelles. C’est dans ce cadre complexe que s’est peu à peu dessinée une identité qui continue à être soumise à de perpétuelles fluctuations. Privée de mythe contemporain, en proie à un mythe de Carthage étiolé, Tunis n’est pas un haut lieu littéraire. Voilà peut-être pourquoi ses écrivains sont moins connus que ceux de Tanger ou d’Alger. Et pourtant… Memmi, Meddeb et plus d’une romancière, Gide, Perec, Patricia Highsmith, Tunisois d’un instant ou d’une saison, sont parvenus à tracer au cordeau une représentation riche et singulière d’une ville dont les destins se croisent comme dans le château bâti par Calvino.

Simona Mambrini, Samuel Beckett: la traduzione come poetica
Parcours de Samuel Beckett, écrivain entre deux langues (français et anglais) à partir de la perception de la langue mère comme voile à déchirer, à ouvrir aux enchantements de la réalité: si tout est langage, le seul soupirail que l’on retrouve se situe entre les langues. L’œuvre beckettienne est donc un pari babélien: la langue «autre» (le français) est pour lui une langue anonyme, qui lui permet de mettre en scène la crise du langage. Par cette démarche on s’aperçoit de ce que le bilinguisme de Beckett est essentiel à son œuvre entière. Ses derniers textes, dont il écrit en anglais la première version, révèlent finalement que la langue étrangère est celle que l’on découvre à l’intérieur de sa propre langue.

Liano Petroni, Lezione autunnale su La Peste di Albert Camus. Itinerari per una ricerca
A l’occasion de son ultima lectio L. P. propose une relecture actuelle de La Peste. Ce roman montre, mieux que les autres œuvres de Camus, la globalité et la complexité de l’univers camusien. C’est un texte développant les thèmes fondamentaux de sa pensée, dans une structure narrative symétrique en cinq parties, évoquant la forme de la tragédie grecque, encadrée par un prologue et un épilogue. C’est un texte d’une extrême tension intérieure, synthèse épique de l’esprit de révolte devant la condition de l’homme, que l’auteur lui-même place au centre de son inépuisable itinéraire de recherche.

Notes et commentaires/Note e rassegne

Andrea BedeschiCette dernière déroute de mes ambitions: la pubblicazione postuma di Actualités éternelles e di altre poesie jacobiane

Lilian Pestre De Almeida, Une douloureuse éclipse amoureuse dans le paysage québécois. Analyse du dernier récit d’Anne Hébert

Francesco Benozzo, Tristano e Isotta. Cent’anni di studi sulle origini della leggenda

Comptes rendus/Recensioni

Miscellanea in onore di Liano Petroni. Studi e ricerche sulle letterature di lingua francese (Barbara Giannerini)

Le genre de la nouvelle dans le monde francophone au tournant du XXIe siècle (Isabelle Roels)

GMathieu-CastellaniLa Scène judiciaire de l’autobiographie (Andrea Bedeschi)

Settecento tedesco ed Europa romanza: incontri e confronti, a cura di G. Cantarutti (Enrica Restori)

A. Pieyre De MandiarguesSparirà tutto (Filippo Martellucci)

Notes de lecture/Pubblicazioni ricevute e schede

Actualités/Notiziario

Pubblicato con contributi del Ministero dell’Università e della Ricerca Scientifica e Tecnologica, e dell’Università di Bologna. Lavori eseguiti con un contributo del C.N.R.